jeudi 22 septembre 2016

Un astrophysicien a évalué les chances que la Terre soit un zoo extraterrestre.


Et si nous avions été placés sur Terre par des aliens ? Sans le savoir, nous pourrions être dans un genre de zoo que les extraterrestres surveilleraient. Un astrophysicien s’est intéressé à cette idée sortant tout droit de 2001, l’Odyssée de l’espace.

Si l’idée parait farfelue au premier abord, il s’agit en réalité d’une théorie tout à fait sérieuse, élaborée par l’astronome John Ball en 1973 et publiée dans la revue Icarus. Cette hypothèse du zoo tente de répondre au Paradoxe de Fermi, qui stipule que la Terre est nettement plus jeune que l’univers et que dans le cas où des civilisations technologiques extraterrestres existent (ou ont existé) dans la galaxie, au moins une d’entre elles a développé et maitrise le voyage interstellaire (ou la colonisation interstellaire). Selon ce paradoxe, des traces doivent être visibles depuis notre planète, par exemple sous forme d’ondes radio.

En effet, il semblerait assez incroyable, d’un point de vue statistique, que nous soyons la seule planète habitée, alors qu’il existe d’innombrables étoiles, c’est-à-dire tout autant de soleils autour desquelles gravitent potentiellement des planètes, dont certaines pourraient réunir les mêmes conditions que la Terre. L’hypothèse du zoo n’est qu’une théorie évoquée parmi au moins une dizaine.

Le 31 août 2016, un article (en PDF) écrit par l’astrophysicien Duncan Forgan de l’Université de St Andrews (Écosse), qui devrait être prochainement publié dans la revue International Journal of Astrobiology, tente de remettre en question la crédibilité de l’hypothèse du zoo extraterrestre.

Le scientifique pense que si la Terre est réellement maintenue dans une sorte de quarantaine et que d’autres civilisations ne nous ont pas contactés, il faudrait qu’il y ait eu concertation au préalable. Duncan Forgan évoque un « club galactique », un genre d’ONU alien où la décision aurait été prise de ne pas nous informer de leur existence. Le souci réside dans le fait qu’à l’échelle galactique, la communication entre d’éventuelles civilisations prendrait énormément de temps, c’est à dire des centaines ou des milliers d’années.

Selon le MIT technology review, Duncan Forgan a élaboré un modèle mathématique afin de tenter de comprendre comment une telle situation pourrait être possible. L’algorithme créé par le scientifique ne peut en aucun cas prédire le nombre de ces potentielles civilisations, mais interroge sur leur capacité à s’organiser ensemble dans la galaxie, un espace bien entendu démesurément vaste.

Duncan Forgan s’est rapidement aperçu que pour qu’une telle situation soit possible, les conditions requises sont tout simplement improbables. Dans le cas où ces civilisations existent, la logique voudrait qu’elles se soient rassemblées en plusieurs petits groupes plutôt qu’en une grande assemblée, qu’elles soient d’ailleurs nombreuses ou non. L’algorithme précise également que la seule possibilité pour que le tout tienne la route est qu’il existe plus de 500 sortes d’extraterrestres intelligents, qui plus est installés depuis au moins un million d’années, le temps de mettre en place une sorte d’hégémonie galactique, et par le biais de communications allant à la vitesse de la lumière.

Le chercheur conclut par la quasi-impossibilité de l’hypothèse du zoo pour répondre au Paradoxe de Fermi, même si son raisonnement mériterait d’être un peu plus poussé. En effet, certains éléments ou idées sont passés sous silence. Par exemple, le scientifique ne prend pas en compte le fait que les étoiles bougent dans le temps, ce qui pourrait réduire les distances et donc les délais de communication, ou encore la possibilité que la Terre puisse être située dans une zone contrôlée pas des extraterrestres considérés comme conservateurs, cherchant à tout prix éviter notre contact.
Sources : HuffingtonPost

La Nasa sollicite l’aide du public pour sa mission sur Mars


L’agence américaine aérospatiale vient d’annoncer un nouveau programme baptisé Nasa iTech. Ce programme consiste à solliciter le public et à leur demander des idées pour les différents projets de la Nasa. L’objectif de ce programme est de chercher des idées innovantes qui proviennent de l’extérieur. Bien entendu l’agence effectue ses propres recherches mais cette dernière dit vouloir explorer des techniques non traditionnelles qui permettraient d’apporter des idées nouvelles.

Ainsi, la Nasa incite le public à donner ses idées concernant le futur de l’aérospatiale, le voyage dans l’espace et une potentielle mission sur la planète Mars. L’agence demande l’avis du public sous forme de concours. Ce dernier vient tout juste de commencer et se terminera le 17 Octobre. Les participants devront fournir cinq pages écrites proposant des idées sur des sujets tels que la protection contre les radiations, la survie, la santé des astronautes, la propulsion et les outils de mesure de l’émission de gaz à effet de serre.

Enfin, dans quelques mois, dix participants seront sélectionnés et pourront présenter leurs projets au siège de la Nasa en décembre. Suite à cette présentation, trois des participants seront retenus et pourront développer leurs projets avec l’aide de l'Agence.