
C'est de la glace
carbonique, et non des écoulements d'eau liquide, qui seraient responsables des
mystérieuses ravines observées sur les pentes de Mars, d'après une étude
française.
L'eau liquide, un des
éléments-clés pour l'apparition de la vie, "ne serait pas impliquée dans
la formation des ravines. Ces travaux remettent donc en question l'idée que ces
régions aient pu être propices à la vie dans un passé récent", selon le
Centre national de la recherche scientifique (CNRS) français.
Basses températures
Récemment, des images
de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter ont montré que de nouveaux chenaux se
formaient à des saisons où les températures étaient beaucoup trop basses pour
que de l'eau, même salée, puisse former un écoulement liquide. "A -135
degrés Celsius, c'est impossible", déclare François Forget, chercheur CNRS
au Laboratoire de météorologie dynamique et auteur de l'étude publiée lundi
dans la revue Nature Géoscience.
En revanche,
l'apparition des chenaux semblait se produire lorsque de la glace carbonique,
qui se formait l'hiver par la condensation du CO2 (principal composant de
l'atmosphère martienne), était présente sur le sol de la planète.
Les découvertes de la NASA pas contredites
La recherche ne
contredit pas les annonces spectaculaires de la NASA fin septembre, selon
lesquelles de l'eau liquide, sous forme de "ruisseaux de saumure",
coulerait par moments dans certaines régions de Mars.
Les ravines étudiées
par les chercheurs français sont présentes aux moyennes latitudes de Mars, sur
les pentes froides, orientées vers les pôles jusqu'à 30 degrés de latitude. Les
annonces de la NASA portaient sur des traces sombres que l'on trouve sous les
tropiques durant l'été, sur les pentes les plus chaudes de Mars.

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